Stormsvalen = Le pétrel
mercredi 11 mars 2009
Texte: Stormsvalen = Le pétrel (NOR)
Texte: Ederfuglen = L’eider (NOR)
Ederfuglen =L’eider
Texte: Brændte skibe= Vaisseaux brûlés (NOR)
Brændte skibe = Vaisseaux brûlés
lundi 9 mars 2009
Texte: Le Pétrel (EN)
The Petrel
Storm-petrels roost where the land is sheering;
An old skipper said that, in my very hearing.
She dabbles her wings in foam as she's floundering;
Rides the big rollers; no sign of foundering.
The bird and the waves rise and fall there together;
In calms she is silent, shrieks in foul weather.
She moves in a way that's half swimming, half flying,
A dream between heaven and hell's pit plying.
Too heavy for air, too light for wave-wallowing :
Poet-bird, poet-bird, the line I've been following!
Yes, and what's worst is, in pedants' eyes
Most of this passes for sailors' lies.
Texte: L'Eider (FR)
L'eider
L'eider habite la Norvège ;
c'est là qu'il réside au bord du fjord bleu de plomb.
Il arrache de son sein le moelleux duvet,
et bâtit son nid chaud et tiède.
Mais le pêcheur du fjord avec son pic d'acier trempé
s'en vient dépouiller le nid jusqu'au dernier flocon.
Si le pêcheur est cruel, l'oiseau a la chaleur ;
de nouveau il se dénude le sein.
Et qu'on le pille encore, il revêt tout de même
de nouveau son nid dans son recoin bien caché.
Mais que l'on ravisse son troisième, son dernier trésor,
il déploie ses ailes par une nuit de printemps.
Il fend la brume, poitrine ensanglantée ;
vers le sud, vers le sud pour une côte ensoleillée !
Texte: Oiseau et Oiseleur (FR)
Oiseau et oiseleur
En ma gamine malice j'ai taillé
un piège à oiseaux dans une branche de pin.
Avant de pouvoir compter jusqu'à dix
un oiseau volette, enfermé dedans.
Et je portai dans une joie cruelle
ce piège dans ma chambre d'enfant,
effrayai le prisonnier de mon regard
fâché, de mes gestes et de mes menaces.
Quand je me fus bien amusé,
que j'eus assouvi ma cruauté,
je posai le piège sur la table,
puis ouvris prudemment la porte.
Hé ! comme il se sert de ses ailes !
Vie et liberté lui sont offertes ;
vers la lumière il veut s'élancer,
mais s'écrase, brisé – contre la vitre !
Oiseau pris au piège, tu es vengé !
A présent, c'est le gamin lui-même qui est pris
au piège où il ne parvient
qu'à voleter de désespoir.
Lui aussi, un œil le fixe
terrifiant à travers les barreaux.
Ce regard déconcerte son esprit ;
la peur l'a fait frissonner.
Et lorsque par une ouverture il croit pressentir
la fenêtre qui mène à la liberté,
il tombe, ailes brisées,
patatras, de sa piste close.
Texte: Un Cygne (FR)
Un cygne
Mon cygne blanc,
muet, silencieux ;
ni ramage ni roulade
ne faisait pressentir une voix de chanteur.
Protecteur anxieux
de l'elfe qui dort,
toujours écoutant,
tu passas en glissant.
Mais à la dernière rencontre,
quand serments et regards
furent mensonges secrets,
alors, oui, elle résonna !
Sur les traces du chant
tu achevas ta course.
Tu chantas dans la mort ;
tu étais bien un cygne !